L’opposition remporte les législatives et place le président Yoon Suk Yeol en mauvaise posture

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Lee Jae-myung, chef du Parti démocrate, après les premiers résultats des élections législatives sud-coréennes, le 10 avril 2024, à Séoul. CHUNG SUNG-JUN/AP En Corée du Sud, les élections générales sont le plus souvent un vote de confiance ou de rejet du président en place. Au-delà des programmes des partis en lice, celles du mercredi 10 avril ont pris le tour d’un désaveu de la politique menée par le président de la République, Yoon Suk Yeol. Ancien procureur général, sans expérience politique, M. Yoon avait déjà été élu à une très faible majorité en mars 2022. Le voici désormais privé de toute initiative. « Du canard boiteux qu’il était, M. Yoon risque de devenir un canard mort », selon la formule du commentateur politique Bae Kang-hun. Son espoir d’améliorer la position du parti du pouvoir populaire (PPP), qui le soutient (114 députés, contre 156 pour le Parti démocrate – PD –, de centre gauche, dans la précédente assemblée), a été déçu : les électeurs ont au contraire fait mordre la poussière au PPP, augmentant encore la majorité dont disposaient les démocrates dont le nombre des sièges est passé à 174 tandis que celui du parti du gouvernement est tombé à 108 sièges. Le Parti démocrate et les petites formations d’opposition n’ont toutefois pas remporté une « super majorité » qui les aurait placés en position de contrer le président voire de le destituer (une procédure qui exige les deux tiers des votes à l’assemblée) . Parmi les petites formations opposées à M. Yoon, le tout nouveau Parti de la réforme de la Corée (PRC), qui dessine une mince troisième voix centriste, a recueilli douze sièges. Ces résultats constituent une cuisante défaite pour le camp conservateur et le président lui-même qui, sans majorité à l’assemblée n’ a pu mettre en oeuvre son programme de droite et ne risque pas de pouvoir le faire à l’avenir. Le premier ministre, Han Duck-soo, ainsi que le chef du PPP, Han Dong-hoon, ont présenté leur démission. Polarisation politique exacerbée Depuis l’arrivée au pouvoir de M. Yoon, la polarisation s’est exacerbée. Chaque décision du gouvernement était perçue au prisme des engagements partisans aussi passionnés que virulents : ressentiment des uns et soutien, tout aussi aveugle, des autres. Dans cette atmosphère surchauffée, où les invectives volaient bas, le parti du président annonçait qu’il « traînerait en justice » le chef du PD, Lee Jae-myung, candidat malchanceux à l’élection présidentielle de 2022, tandis que celui-ci entendait « punir » le chef de l’Etat. Ces élections ont décuplé le caractère passionnel de la politique en Corée du Sud – non exempte de violence, comme en témoigne l’attaque au couteau dont a été victime, début janvier M. Lee. Il vous reste 59.97% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

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Author : News7

Publish date : 2024-04-15 12:23:53

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